Le ministère de la Santé crée une direction unifiée pour la recherche, l’innovation et le numérique
Publié le lundi 29 décembre 2025 à 12h00
IA Institutions GouvernanceAnnoncée par Stéphanie Rist lors des Assises hospitalo-universitaires, cette réorganisation regroupera plusieurs entités sous un pilotage unique afin de mieux anticiper les ruptures technologiques et simplifier les circuits de décision.
Une direction unique pour un pilotage intégré
À l’occasion des Assises hospitalo-universitaires, la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, a présenté une réforme structurelle du ministère. Dans le cadre de la mission gouvernementale « État efficace », elle a annoncé la création d’une direction unifiée chargée de la recherche, de l’innovation et du numérique en santé. Cette nouvelle entité regroupera la Délégation du numérique en santé, l’Agence de l’innovation en santé, la mission Article 51 ainsi que les équipes ministérielles dédiées à la recherche et à l’innovation. L’objectif est de mettre fin à un pilotage institutionnel fragmenté, au profit d’une approche plus cohérente, réactive et lisible.
Anticiper les ruptures et rationaliser les investissements
La réorganisation vise à
- Simplifier les circuits de décision en brisant les logiques de silos.
- Elle entend également renforcer la capacité d’anticipation du ministère face aux transformations technologiques, en particulier dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la donnée de santé.
- La nouvelle direction sera également chargée de mieux orienter les investissements publics.
Chaque année, deux milliards d’euros sont alloués à la recherche et à l’enseignement dans les établissements hospitalo-universitaires. L’idée est de garantir une allocation plus efficiente de ces ressources en cohérence avec les priorités stratégiques nationales.
Faciliter l’accès des patients à l’innovation
Parmi les leviers d’action identifiés, figure l’accélération du transfert des innovations vers les patients. La ministre a rappelé la mise en place récente d’une procédure réglementaire accélérée pour certains essais cliniques. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de fluidifier les parcours d’innovation, de la recherche à l’application clinique.
Maintenir la position de la France dans la recherche clinique
Cette réforme s’inscrit dans un contexte de concurrence internationale fort. La France, actuellement troisième en Europe pour la recherche clinique et première en oncologie, entend consolider sa position. Cela passe par un meilleur accompagnement des CHU et des écosystèmes régionaux d’innovation. Enfin, Stéphanie Rist a souligné que la souveraineté sanitaire repose autant sur les capacités de production que sur la faculté à innover et à transférer les résultats de la recherche.