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« Le monde économique doit être un des acteurs territoriaux » ( J-J. Coiplet, DG ARS Pays De La Loire)

Paris - Publié le mercredi 13 mars 2019 à 17 h 47 - n° 8371 « L'intelligence artificielle, la robotique, la domotique… seront des moyens complémentaires apportés à l’offre de soins, estime Jean-Jacques CoipletJean-Jacques CoipletJean-Jacques Coiplet, directeur général de l'agence régionale de santé des Pays de la LoireAgence Régionale de Santé Pays de la LoireAgence Régionale de Santé Pays de la Loire, intervenu le 13 mars 2019 à l’occasion d’un Café Nile portant sur la déclinaison de la réforme Ma Santé 2022 en région.

Interrogé sur sa vision de l'hôpital en 2042, le responsable de l’ARS imagine des établissements où les nouvelles technologies auront une place importante (des robots réaliseront les chirurgies, l’accueil sera assuré par un algorithme qui aura établi un projet de santé pour le patient, des services d’hôtellerie seront systématiquement proposés, etc.). Il souligne que sa volonté la plus forte soit que  »l’humain«  soit au centre de ce système.  »Je veux avant tout que l’on m’appelle Jean-Jacques, et non « une personne âgée ». Je souhaite que la dimension humaine soit au cœur des préoccupations« .

Au cours de son intervention, le directeur général de l’ARS a par ailleurs souligné que, selon lui, le monde économique devait être  »un des acteurs territoriaux, pour autant que le cadre de coopération soit clair« . À l’ARS Pays de la Loire,  »nous faisons signer [aux partenaires économiques] une charte qui précise la mission, les objectifs, les moyens, etc. Certains estiment qu’il y a un problème éthique dans le fait de travailler avec des laboratoires par exemple. J’essaie de les convaincre du contraire."
Jean-Jacque Coiplet rappelle pour étayer son propos que l’ARS finance par exemple des start-ups dans le cadre d’un appel à projet (200 000 euros) lancé en 2018 et centré notamment sur les solutions de robotique et les systèmes d’information visant à aider les personnes résidant en EhpadEhpadEtablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes.
J-J. Coiplet pense que les nouvelles technos occuperont une place importante en santé à l'avenir. - © Café Nile
J-J. Coiplet pense que les nouvelles technos occuperont une place importante en santé à l'avenir. - © Café Nile

28 zones, un seul animateur territorial généraliste : « une petite révolution »

Jean-Jacques Coiplet précise que l’ARS des Pays de la Loire place le projet d’animation territoriale au centre de son organisation. Il est prévu de découper les 5 départements de la région en 28 zones (EPCIEPCIétablissement public de coopération intercommunale, MAIAMAIAMéthode d'action pour l'intégration des services d'aide et de soins dans le champ de l'autonomie, Métropoles…), avec une seule personne pour porter l’ensemble des missions : un animateur territorial généraliste, présenté comme « un métier à part entière tout a fait complémentaire avec les expertises techniques que possède l’ARS ».

Il s’agit pour le directeur général de l’ARS d’une « petite révolution » parce qu’il existait jusqu’ici une multitude de spécialistes (EhpadEhpadEtablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes, soins de premiers recours, etc.).

Une douzaine de CPTS bientôt mises en oeuvre dans les Pays de la Loire

Jean-Jacques Coiplet indique qu’une « petite douzaine de Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) sont prêtes à être mises en œuvre dans les semaines à venir ».

Il explique qu’il existe actuellement 2 postures :

  • Certains acteurs estiment que les CPTS sont l’affaire des libéraux avant tout : « ils ont décidé qu’ils allaient créer entre eux et, peut-être, qu’ils associeront les acteurs publics à leur projet ».
  • D’autres, au contraire, associent dès le départ directeurs d’hôpitaux, Ehpads, etc. « C’est ce que l’on encourage ! », signale le directeur général de l’ARS.

Autres éléments clés de l’intervention de Jean-Jacques Coiplet

  • « Nous sommes en anticipation et en accompagnement de la dynamique territoriale de Ma Santé 2022 », déclare Jean-Jacques Coiplet. Il insiste sur les enjeux liés aux territoires, indiquant que la mutualisation des synergies est importante entre les acteurs du territoire. Le responsable estime qu’il faut « penser global » mais « agir local » : « Plus nous serons dans la capacité à considérer que l’action de l'État peut aussi être réalisée en proximité, mieux nous nous porterons. »
  • liberté d’installation des médecins : « C’est un sujet complexe. Il faut du temps pour montrer l’effet bénéfique de l’exercice coordonné, or les citoyens et les élus peuvent exiger une réponse rapide au problème de désertification sur les territoires. » Le problème de l’attractivité doit, selon le directeur général de l’ARS, être anticipé dès la formation des nouvelles génération de médecins
  • le rôle de l’ARS pour éviter l’hospitalo-centrisme : « Le GHTGHTGroupement hospitalier de territoire comme la CPTSCPTScommunautés professionnelles territoriales de santé ne constituent pas le projet territorial de santé, ils contribuent à la réponse aux besoins. »
  • Pédagogie envers les citoyens : « Nous devons partager l’information et rendre compte des résultats. Il faut valoriser les indices de satisfaction, la pertinence et qualité des actes. »

Le contrat : « un outil extrêmement puissant  »

« Il existe un outil extrêmement puissant : le contrat, insiste Jean-Jaques Coiplet. Si on essaie d'être dans un vrai contrat, L’ARS peut être dans une posture ferme sur les objectifs et les résultats mais garder de la souplesse sur les moyens à mettre en œuvre ». Il précise que la dimension de contrat doit à ses yeux être la plus large possible.

Dépenses de santé dans les Pays de la Loire : 10,5 Mds €

  • Constat : l’ensemble des dépenses de santé dans les Pays de la Loire représente un coût de 10,5 milliards d’euros. Le FIRFIRFonds d'Intervention Régional dans la Région est de 200 millions d’euros. « On constate que le pourcentage est réduit, alors que l’on pourrait faciliter le lien entre ville et hôpital avec davantage de financement », commente le directeur général de l’ARS.
  • « Pour un financement pérenne, il faudrait une synergie des acteurs, estime-t-il, soit un mélange entre les contributions des professionnels de santé eux-même, un accompagnement de l’ARS, la participation des collectivités locales et le droit commun. »
  • Financement de l’exercice coordonné : « Si le médecin est au cœur du dispositif, il n’est pas le seul. Nous devons favoriser d’abord le projet puis les murs. »
Jean-Jacques Coiplet
Fiche n° 2674, créée le 22/09/17 à 16:42 - MàJ le 22/09/17 à 16:57

Jean-Jacques Coiplet



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Fiche n° 89, créée le 11/04/16 à 12:21 - MàJ le 12/07/16 à 17:00

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