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PHW18 : L’amélioration de la qualité de vie et l’IA, deux nouvelles notions dans l'évaluation (HAS)

Paris - Publié le jeudi 31 mai 2018 à 14 h 05 - n° 6580 À l’occasion d’une table-ronde sur l'évaluation des solutions e-santé organisée lors du salon Paris Healthcare Week le mercredi 30 mai 2018, les questions suivantes ont été abordées :

• la prise en compte de la valeur d’une solution et de l’amélioration de la qualité de vie des patients qu’elle apporte comme critères d'évaluation qui sont bien intégrées au processus de l'évaluation de la Haute Autorité de SantéHaute Autorité de Santé (HAS) ;

• l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur les modalités d'évaluation, où la validation du processus de fabrication semble se profiler comme méthodologie d'évaluation en accord avec les normes internationales.

Sur ces questions, une contribution significative a été apportée par la représentante de la HAS, CNEDiMTSCNEDiMTSCommission nationale d'évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé, Isabelle Adenot. Outre les clarifications sur la prise en compte des ces nouveaux critères lors du processus d'évaluation des solutions innovantes, elle a également dévoilé des travaux menés actuellement sur l’IA au sein de la HAS.
© D.R.
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Les financeurs doivent fixer un cadre

À l’heure actuelle, l'évaluation des dispositifs repose sur des critères solides impliquant les fonctionnalités qui les caractérisent. Mais les valeurs médicale, organisationnelle et économique relatives à une solution innovante peuvent être difficile à juger, car souvent difficile à identifier à ce stade. Elles trouvent par ailleurs difficilement leur place dans les critère d'évaluation.

C’est ainsi qu’ont émergé les critères d'évaluation ICHOMICHOM visant à définir la valeur d’une solution technologique à l’ensemble des acteurs du systèmes de santé, il s’agit de l’impact positif d’une solution.

L’amélioration du pronostic du patient comme l’amélioration de sa qualité de vie sont des critères importants pour juger d’une solution, mais les financeurs sont ceux qui doivent décider comment ce deuxième critère peut être valorisé en définitive. Et les industriels doivent remplir leur part de contrat en fournissant des preuves du bénéfice apporté.

La qualité de vie est-elle un sujet pour les évaluateurs ?

La présidente de la Cnedimts a insisté sur le fait que la HAS tient bel et bien compte de l’apport quant à l’amélioration de la qualité de vie des solutions évaluées.

Elle a également dévoilé pour le souligner un travail collaboratif en cours entre toutes les commissions de la HAS en vue de publier à la fin de l’année 2018 une étude sur les gains apportés par une solution en termes de qualité de vie du patient. Cet aspect va rentrer de plus en ligne en ligne de compte aussi bien du côté des financeurs que du côté des évaluateurs.

Isabelle Adenot dévoilait également qu’au cours de ses évaluations, chaque commission de la HAS associait désormais aux membres qui la composent un spécialiste des nouvelles technologies, un geek, portant ainsi à 21, le nombre de participants à l'évaluation.

L’IA dans l'évaluation : suivre les normes internationales et façonner un cadre

La position de la HAS a déjà été formulée dans le cadre des états généraux sur la loi de la bioéthique. Le pré-requis pour l’acceptation de l’IA est de gagner la confiance des patients, du corps médical, des autorité et tous. Les dispositifs ayant recours à l’IA sont difficiles à évaluer car ils sont en constante évolution et perpétuel changement, et leur fonctionnement est insaisissable à un instant précis.

C’est ainsi que se profile la méthode de l'évaluation du processus de fabrication, qui correspond aux normes internationales en train d'émerger. Mais, tout reste encore à faire de façon globale, comme à l'échelle nationale. C’est l’existence des normes de fabrication d’IA et une garantie de non-régressivité des logiciels qui rassurera les professionnels de santé et qui de ce fait ne verront pas d’inconvénient à y recourir. 

Par ailleurs, actuellement à la HAS, des travaux pour proposer des principes d'évaluation méthodologique de l’IA sont en cours. Des chefs de projet de la HAS constituent une bibliographie pour faire un état des lieux de ce qui existe dans d’autres pays et un groupe de travail composé de méthodologistes et de spécialistes en IA a été constitué. Une publication couronnant ces travaux est attendue pour fin 2018.

Haute Autorité de Santé

Fiche n° 214, créée le 11/04/16 à 12:21 - MàJ le 10/05/16 à 15:53

Haute Autorité de Santé

■ Autorité publique indépendante qui contribue à la régulation du système de santé par la qualité
■ Exerce ses missions dans les champs de l'évaluation des produits de santé, des pratiques professionnelles, de l’organisation des soins et de la santé publique
■ Directeur : Katia Julienne
■ Présidente : Dominique Le Guludec


  • Catégorie : Acteurs publics
  • Budget/CA : de 50 à 150M euro
  • Effectif : Plus de 2000



Haute Autorité de Santé
5, avenue du Stade de France
93218 La plaine saint denis Cedex - FRANCE
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Leem

Fiche n° 44, créée le 11/04/16 à 11:55 - MàJ le 10/05/16 à 16:44

Leem

■ Syndicat représentant l’industrie du médicament
■ Présidé par Philippe Tcheng depuis septembre 2018
■ Regroupe les entreprises du secteur de l’industrie pharmaceutique en France
■ 270 entreprises adhérentes


  • Catégorie : Industrie
  • Budget/CA : de 300K à 2M euro
  • Effectif : De 50 à 199



Leem
58 Boulevard Gouvion Saint Cyr
75017 Paris - FRANCE
Téléphone : 01 45 03 88 88
vCard meCard .vcf VCARD

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