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L’ANS intègre le Centre OMS-France et publie de nouvelles terminologies internationales

Paris - Publié le mardi 28 septembre 2021 à 14 h 25 - n° 13337 L'Agence du numérique en santé (ANS)Agence du numérique en santé (ex Asip Santé)Agence du numérique en santé (ex Asip Santé) rejoint le Centre collaborateur français de l’Organisation mondiale de la santéOrganisation mondiale de la santéOrganisation mondiale de la santé (ccOMS FR) : cette collaboration lui permet d’assurer la publication des terminologies de l’OMS et de participer aux travaux réalisés par les autres membres du ccOMS FR (traduction, alignements, soutien au déploiement, accompagnement des utilisateurs…), explique l’instance dans un communiqué publié le 28 septembre 2021. Elle va également apporter un soutien technique aux différents centres d’expertise du ccOMS FR dans leurs missions : AtihAgence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation, EHESPEcole des Hautes Etudes en Santé PubliqueEcole des Hautes Etudes en Santé Publique, CnamCaisse nationale d’assurance maladie, InsermInsermInserm - CépiDC et Orphanet.

Les terminologies de l’OMS sont :
• la CIM : classification internationale des maladies, une norme internationale concernant l’information de santé ;
• l'ICHI (International Classification of Health Interventions) : classification internationale des interventions en santé ;
• la CIF : classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé. 

2 nouvelles terminologies publiées par l’ANS : CIM-10 et CIM-11


Dans le cadre de cette collaboration, l’ANS publie de nouvelles terminologies internationales au sein du serveur multi-terminologies (SMT) : CIM-10 et CIM-11 (voir détail ci-dessous). Pour rappel, l’ANS a lancé en novembre 2020 le SMT, dans lequel sont publiées toutes les ressources sémantiques/terminologies destinées à l’interopérabilité : nomenclatures, dictionnaires, classifications, ontologies, alignements, jeux de valeurs, traductions…

« La CIM est utilisée par les 192 états membres de l’OMS pour établir ses statistiques de morbi-mortalité », indique l’Agence. Elle est aussi utilisée par les assurances maladie, les gestionnaires des programmes de santé nationaux, les spécialistes de la collecte de donnée et d’autres acteurs de l’action sanitaire.

La CIM couvre divers cas d’usage :
• structuration de l’information ;
interopérabilité ;
exploitation des données ;
• …

La CIM-10 et la CIM-11 sont disponibles sur le serveur multi-terminologies de l’ANS, « sous licence de libre diffusion CC BY ND IGO », précise l’ANS. « La publication CIM-11 entre désormais dans un cycle d’amélioration continue, ajoute-t-elle : l’ANS et le ccOMS FR travaillent déjà à la prochaine version, qui permettra notamment d’améliorer l’ergonomie de présentation des données. »
La CIM couvre divers cas d'usage comme l'interopérabilité et l'exploitation des données. - © D.R.
La CIM couvre divers cas d'usage comme l'interopérabilité et l'exploitation des données. - © D.R.

La CIM-10 :

  • la 10ème version de la CIM a été adoptée en 1990 ;
  • elle dispose de 22 chapitres ;
  • la version à usage PMSI (programme de médicalisation des systèmes d’information) en français est disponible en téléchargement sur le serveur multi-terminologies de santé (SMT) depuis juin 2021 et en recherche/exploration.

La CIM-11 :

  • L’OMS a publié en 2018 la première version de la 11ième édition de la classification internationale des maladies (CIM) ;
  • la CIM-11 entrera en vigueur le 1er janvier 2022 pour analyser les données médicales au niveau mondial : « la France sera à cette date en mesure de remonter par exemple ses statistiques en CIM-11, et non plus en CIM-10 », indique l’ANS.

La CIM-11 répond aux enjeux suivants :

  • améliorer la description des différents domaines d’activité médicale en incluant de nouveaux concepts ;
  • améliorer le recueil d’information sur la morbi / mortalité ;
  • intégrer des alignements avec la CIM-10 pour faciliter le passage d’une version à la suivante ;
  • intégrer des alignements avec d’autres classifications internationales de l’OMS ou d’autres unités de production (soins primaires, soins infirmiers, produits de santé, biologie, etc.) ;
  • faciliter l’intégration et son utilisation dans les dossiers médicaux électroniques.

« Dans ce cadre, la CIM 11 apporte des nouveautés majeures par rapport à la CIM 10 », souligne l’ANS :

  • « La CIM 11 est désormais fondée sur un modèle ontologique de représentation de la connaissance permettant plus de précision dans les classifications (les concepts sont définis formellement et reliés entre eux par un réseau de relations). Des représentations simplifiées (les linéarisations) peuvent en être extraites pour des cas d’usage spécifiques » ;
  • « de nouveaux contenus : 6 nouveaux chapitres, notamment les troubles du sommeil, les maladies du sang et du système hématopoïétique, les maladies du système immunitaire, etc. » ;
  • « une grammaire de post-coordination, rendue possible grâce à un modèle conceptuel décrivant des règles d’assemblage entre concepts :
    • la post-coordination permet d’affiner la sémantique (ou le sens) d’un concept permettant ainsi une description plus précise d’une situation clinique dans son contexte. Il est par exemple possible de post-coordonner des concepts pour exprimer la cause (étiologie) d’une manifestation clinique ou préciser la latéralité (tumeur du sein droit) ; plus de quarante axes de post coordination sont disponibles » ;
  • « la mise à disposition d’outils d’aide au codage et à la navigation dans la terminologie ».
Fin
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