Covid-19 : Olivier Véran encourage les Français à utiliser l’application StopCovid
Paris - Publié le vendredi 18 septembre 2020 à 15 h 50 - n° 11487 « C’est un moyen sûr et anonyme d'être informé quand vous êtes »cas contact« », souligne le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier VéranOlivier VéranOlivier Véran à propos de l’application StopCovid, encore peu utilisée : « Il faut que nous soyons plus nombreux [à la télécharger et à l’utiliser] », insiste-t-il dans son discours tenu le 17 septembre 2020 au sujet de la pandémie de Covid-19, relevant que l'épidémie de Covid-10 était « à nouveau très active » en France.Le ministre suit ainsi les recommandations du Comité de contrôle et de liaison Covid-19 (CCL-Covid), qui suggère dans un avis daté du 15 septembre de communiquer davantage sur l’application. Un conseil émis en premier lieu par le conseil scientifique Covid-19, qui, dans un avis rendu publie le 27 juillet, estime « important » que StopCovid « soit mis en valeur dans les campagnes de communication gouvernementale ».
Le nombre de notifications à des cas contacts via l’application StopCovid est actuellement « inférieur à 200 sur trois mois », ce qui est « dérisoire », juge le CCL-Covid. Le Comité note par ailleurs que « l’application n’a été téléchargée qu’environ 2,4 millions de fois, alors que le taux d’équipement en smartphones est de 77 % », un chiffre « peu significatif », compte tenu des désinstallations de l’application qui s’élèvent au moins à 700 000.
Si le secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques Cédric OCédric OCédric O estimait, le 30 juillet, qu’il était « trop tôt » pour « faire le bilan », le Premier ministre Jean CastexJean CastexJean Castex a reconnu le 26 août sur France Inter que l’application n’avait « pas obtenu les résultats espérés ».
Autre annonces clés du discours d’Olivier Véran :
Hausse du taux d’incidence et du taux de positivité des tests, 53 départements classés en zone de circucaltion active du virus… « L'épidémie est à nouveau très active dans notre pays », signale le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran, notant qu’il va « falloir apprendre à vivre avec le virus » : « Cela nous oblige à faire encore plus d’efforts », annonce-t-il.
Des mesures de restriction seront décidées localement d’ici le 19 septembre pour les villes de Lyon et Nice
Le Covid-19 circule de manière importante à Lyon et à Nice : le taux d’incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) a atteint respectivement 200 (4 fois la cote d’alerte) et 150.
D’autres villes comme Lille, Paris, Rennes, Dijon et Toulouse connaissent un taux d’incidence en population générale élevée (de 3 à 4 fois la cote d’alerte) cependant « les seuils critiques ne sont pas encore atteints », indique Olivier Véran. « Nous serons extrêmement attentifs dans ces métropoles », ajoute-t-il.
Une possible mise en place de mesures de restrictions encore plus fortes à Marseille et en Guadeloupe
« Si la situation sanitaire ne s’améliore pas » à Marseille et en Guadeloupe, où des mesures ont déjà été déployées, « il faudra sans doute prendre des mesures encore plus fortes », annonce Olivier Véran :
- les bars pourraient être à nouveau fermés ;
- les rassemblements publics interdits.
Face à l’accélération de la circulation du virus, les villes de Bordeaux et de Marseille ainsi que la Guadeloupe ont déjà mis en œuvre des restrictions telles que l’interdiction de rassemblements de plus de 10 personnes dans les parcs ou sur les plages et une limitation à 5 000 personnes pour les grands événements (au lieu de 1 000) ainsi que l’annulation de certains événements.
Port du masque obligatoire pour les professionnels en crèches
Les professionnels des crèches ont désormais l’obligation de porter un masque lorsqu’ils sont en présence des enfants, annonce Olivier Véran. Cette recommandation est basée sur les résultats d’une nouvelle étude qui va permettre dans le même temps « d’assouplir le protocole sanitaire » dans les écoles, souligne le ministre.
« Les enfants jeunes sont peu à risque de formes graves et peu actifs dans la chaine de transmission du coronavirus », indique le ministre de la Santé, citant un nouvel avis du Haut Conseil de la santé publique publié le 17 septembre.
« Les enfants en primaire, maternelle, et crèche sont peu susceptibles de se contaminer entre eux et de contaminer les adultes, ajoute-t-il. [Mais] nous allons renforcer les mesures pour limiter autant que possible les contaminations d’adultes à enfants. »
Jusqu’ici, dans les crèches, les assistantes maternelles n’avaient l’obligation de porter le masque qu’en présence des parents : « le port du masque sera désormais obligatoire pour tous les professionnels de crèche, y compris en présence des enfants », indique le ministre. Des « dérogations » pourraient cependant être envisagées, par exemple « avec des enfants présentant des troubles du comportement », précise-t-il.
« Ces nouveaux éléments vont nous permettre dans les tout prochains jours d’assouplir le protocole sanitaire dans les écoles et les crèches », annonce Olivier Véran sans apporter davantage de précisions. Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer devrait aborder plus en détail ce sujet, avance-t-il.
Tests PCR : le Gouvernement cherche des solutions pour limiter les délais d’attente
Actuellement, les délais pour réaliser un test PCR ou obtenir un résultat sont importants. Olivier Véran admet qu’il y a des « embouteillages » et indique que le Gouvernement est « en train d’y apporter des solutions ». Il n’annonce pas de mesures précises mais indique qu'« il ne sert à rien de se tester trop souvent » : « Il faut se tester en cas de doute, de symptômes, ou de cas contact avéré. Les cas contact des cas contact ne sont pas des cas contact », précise-t-il.
Le ministre invite par ailleurs les Français à laisser un maximum de places pour les tests aux « publics prioritaires ». Il n’y a cependant pas besoin encore actuellement de présenter une prescription médicale pour aller effectuer un test.
Il est à noter également que les tests antigéniques, plus rapides que les RT-PCR actuels, sont désormais autorisés, mais pas pour les personnes présentant des symptômes ni pour les « cas contacts ». L’arrivée des tests salivaires, plus rapides, est aussi attendue.
Les tests PCR payants sont illégaux
Olivier Véran a également indiqué qu’il était interdit de faire payer pour un test PCR. « C’est illégal. La totalité des tests PCR sont pris en charge par l'Assurance maladieCaisse nationale d'assurance maladie, note-t-il. Si un laboratoire vous propose des passe-droits ou des coupes-files, si ça devait exister, des enquêtes de l’Assurance maladie sont conduites et nous y mettrons un terme. »
