Début

HIMSS20 & Health 2.0 : Quelles attentes vis-à-vis de l’Espace européen des données de santé ?

Paris - Publié le vendredi 11 septembre 2020 à 15 h 11 - n° 11432 « Les problématiques traitées dans le cadre de HIMSSHealthcare Information and Management Systems SocietyHealthcare Information and Management Systems Society & Health 2.0 cette année sont axées sur les réponses de l’Europe a la crise sanitaire liée au coronavirus. Une occasion pour les différents acteurs d’identifiée les leviers clés pour accélérer la transformation numérique des systèmes de santé, et de faire progresser les échanges de données de santé entre les états membres. L'Espace européen de données de santé (EEDS, en anglais EHSD) sera l’un des éléments clés de réponse au Covid-19 mais aussi à de nombreuses problématiques de santé, et contribuera à la construction d’un système de santé durable et solide », avance Petra WilsonPetra WilsonPetra Wilson, directrice de programme au sein de Personal Connected Health Alliance - PCHA/HIMSS (Royaume-Uni), intervenue le 8 septembre 2020 en introduction du webinar « From Data to Action : Building the European Health Data Space », dans le cadre du congrès virtuel HIMSS & Health 2.0 European Conference 2020.

Cette session avait pour objectifs : 
• de comprendre comment l’EEDS contribuera à l'évolution des systèmes de santé publique, à l’accélération de la recherche et à prévenir des futures crises sanitaires en Europe ;
• d’identifier les ambitions de l’EEDS et les attentes des acteurs clés de l'écosystème ;
• Analyser la vision, la stratégie et les priorités pour le développement de l’EEDS.

Les intervenants ont identifié au cours du webinar plusieurs défis à relever pour garantir la mise en place de l’EEDS :
• l’identification d’un (ou des) point(s) de départ ;
• la nature complexe des données de santé ;
• la fragmentation des systèmes de santés et des réglementations au niveau européen ;
• l’absence d’interopérabilité ;
• la généralisation de l’utilisation des données de santé par tous les acteurs de l'écosystème ;
le timing serré pour lancer l’EEDS (prévu pour 2021).

Co-animé avec Tapani Piha, conseiller spécialisé au ministère des affaires sociales et de la Santé finlandaisMinistère des affaires solidaires et de la santéMinistère des affaires solidaires et de la santé, la session s’est déroulée sous forme de discussion avec la participation
de 4 panélistes :
Ioana-Maria GligorIoana-Maria GLIGORIoana-Maria GLIGOR, responsable de l’unité « réseaux européens de références » (ERNs) et Santé Digitale au sein de la Commission européenneCommission européenneCommission européenne (Belgique) ;
Antii KiveläAntti KIVELÄAntti KIVELÄ, directeur du pôle Capacity for renewal du fonds d’innovation SitraSitra - Fond d’investissement finlandais (Finlande) ;
Louisa StüweLouisa STÜWELouisa STÜWE, manager des relations internationales au Health Data HubHealth Data HubHealth Data Hub (France) ;
Bjoern EskifierBjoern ESKOFIERBjoern ESKOFIER, responsable du machine learning & data analytics lab à l'Université Friedrich-Alexander d’Erlangen-NurembergUniversité Friedrich-Alexander d’Erlangen-Nuremberg (Allemagne).
En haut de g. à dr., T. Piha, L. Stüwe et A. Kivelä. En bas, P. Wilson, B. Eskifier et I-M. Gligor. - © D.R.
En haut de g. à dr., T. Piha, L. Stüwe et A. Kivelä. En bas, P. Wilson, B. Eskifier et I-M. Gligor. - © D.R.

Les principales attentes vis-à-vis de l’EEDS

Un système de santé de qualité grâce à l’EEDS

Ioana-Maria Gligor (CE) met en avant les actions menées par la Commission européenne (CE) pour garantir la création de l’Espace européen de données de santé (EEDS), l’objectif du dispositif étant de faciliter le transfert et l’utilisation des données de santé entre les États membres de l’Union européenne (UE) pour améliorer le système de santé (better healthcare), optimiser les politiques (better policy making) et renforcer la compétitivité de la recherche et de l’innovation compétitive (better research and innovation).

Pour ce faire, les travaux de la CE ont été structurés en 4 axes :

  • gouvernance et réglementation :
    • proposition de mesures législatives et non législatives permettant l’utilisation primaire et secondaire de données dès 2021 dans le cadre de l’EEDS,
    • mise en place d’une gouvernance transparente garantissant le respect du RGPDRGPDRèglement Général relatif à la Protection des Données et la protection des données de patients ;
  • qualité de données : accompagnement des États membres pour contrôler la qualité des données partagées et valider leur conformité aux principes FAIR (Findability, Accessibility, Interoperability and Reusability) ;
  • infrastructures et technologie : mise en place d’infrastructures et de solutions innovantes pour permettre aux chercheurs et décideurs d’accéder facilement et de manière sécurisée aux données de santé ;
  • compétences : accompagnement des États membres dans le développement de leurs compétences et dans la digitalisation de leurs systèmes de santé.

Un système transparent basé sur la confiance

Antii Kivelä (fonds d’innovation finlandais Sitra) souligne que la démarche d’accessibilité et de partage de données de santé entre les États membres de l’UE n’est pas une nouveauté. Plusieurs secteurs, notamment celui de la finance, ont évolué pour faciliter les différentes transactions entre les États membres. Une démarche dont la réussite est principalement liée à la création d’un système transparent centré sur le citoyen, insiste-t-il.

Antii Kivelä affirme ainsi que « la généralisation de l’utilisation des données en Europe devrait prendre en compte les expériences des autres secteurs et en tirer des leçons pour optimiser le résultat ». Selon lui, cela passe avant tout par la mise en place d’un système de confiance basée sur la transparence et gouverné par une entité suivant des réglementations bien définies. 

L’EEDS, un catalyseur des projets européens de recherche

Représentant le Health Data Hub (HDH) lors de cette conférence, Louisa Stüwe affirme que l’implémentation de l’EEDS a le potentiel d’apporter une réponse puissante pour promouvoir les échanges entre les organisations, les chercheurs et les différents acteurs des États membres. 

Elle explique notamment que « le HDH envisage l’EEDS comme une opportunité d’identifier et d’engager un écosystème ambitieux d’acteurs européens pour soutenir l’utilisation secondaire des données de santé, et ainsi propulser la recherche et l’innovation. » En offrant une meilleure visibilité des points d’accès aux données ainsi que des normes communes d’interopérabilité et de qualité des données, l’EEDS devrait permettre aux équipes européennes de recherche de collaborer sur des projets à plus grand impact.

En conclusion, elle affirme que l’EEDS a le potentiel de devenir le catalyseur de projets européens de recherche, ce qui permettra de faire évoluer les politiques de santé, de garantir l’interopérabilité et la qualité des données partagées, d’améliorer l’accès aux soins entre les États membres mais surtout de promouvoir la recherche européenne au niveau international.

Un « Google » européen de données de santé

Bjoern Eskifier (université allemande) insiste de son côté sur le rôle fondamental de l’EEDS dans le développement de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé. En effet, cette dernière est actuellement très réduite, en raison notamment du manque de données plus générales. La construction de l’EEDS contribuera au développement de la recherche et de l’innovation, et ainsi à l'élargissement de l’application de l’IA pour la résolution de différentes problématiques de santé en Europe, estime l’expert.

Bjoern Eskifier affirme également que « dans un contexte international très compétitif, les données de santé représentent un atout majeur pour la recherche européenne ».

Healthcare Information and Management Systems Society

Fiche n° 629, créée le 08/06/16 à 12:49

Healthcare Information and Management Systems Society

• Organisation à but non-lucratif chargée de promouvoir la santé à travers les nouvelles technologies, aux Etats-Unis, au Canada et dans le monde
• Fondée en 1961
• Basée à Chicago, Illinois


  • Catégorie : Autre


Commission européenne

Fiche n° 1925, créée le 05/07/17 à 03:40 - MàJ le 21/04/20 à 14:28

Commission européenne

■ Création à Bruxelles en 1958
■ Présidé par Ursula von der Leyen
■ Institution européenne aux fonctions d’organe exécutif, de protection des traités et de force de proposition.


  • Catégorie : Acteurs publics



Commission européenne
Rue de la Loi 200
1049 Bruxelles - BELGIQUE
vCard meCard .vcf VCARD

Fin
loader mask
1