Covid-19 / diagnostic : l’AP-HP s’allie à Orange, GE et Therapanacea pour développer des solutions IA
Paris - Publié le mardi 16 juin 2020 à 16 h 55 - n° 11137 « Analyser 10 000 scanners thoraciques effectués pour suspicion de Covid-19 [pour constituer] une base de données sans précédent sur le [coronavirus] » : c’est l’objectif du projet Stoic (Scanner thoracique pour le diagnostic de la pneumonie liée au Covid-19). Porté par le Pr Marie-Pierre Revel, cheffe de l’unité d’imagerie cardiothoracique de l’hôpital Cochin (AP-HPAssistance Publique - Hôpitaux de Paris), il a reçu le soutien des groupes GE HealthcareGE HealthcareGE Healthcare et Orange HealthcareOrange HealthcareOrange Healthcare, de la start-up TherapanaceaTheraPanaceaTheraPanacea et de la Société d’imagerie thoracique. Cette base de données devrait notamment permettre de développer des solutions d’IA mais aussi d’« évaluer l’apport de l’intelligence artificielle (IA) dans le diagnostic et l’évaluation du pronostic », indique l’AP-HP dans un communiqué daté du 15 juin 2020.Un groupe de 20 radiologues experts de la Société d’imagerie thoracique mobilisés sur ce projet utilisent ainsi dans ce cadre une application web de visualisation d’image 3D, développée par GE Healthcare sur la plateforme Edision et déployée par Orange Healthcare via un accès réseau et une infrastructure d’hébergement des données de santé sécurisés, précise l’établissement parisien. Cette application permet de visualiser les images en 3D et d’« annoter à distance les lésions pulmonaires », explique-t-il.
Therapanacea a développé « à partir des premières données annotées et collectées par le consortium » un outil pilote doté d’IA pour « quantifier la maladie et établir un pronostic à court terme des patients à partir de leurs scanners pulmonaires d’entrée à l’hôpital », est-il par ailleurs indiqué.
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« Évaluer l’apport de l’IA » dans le diagnostic du Covid-19
L’annotation, réalisée « en contourant les zones atteintes par le virus », consiste à renseigner « les facteurs de comorbidité vasculaire, pulmonaire ou de surpoids » susceptibles d’influencer l’évolution de la maladie tels que « l’aspect des artères, celui des poumons non atteints, ou encore l’abondance de graisse dans la paroi thoracique », détaille l’AP-HP.
La base de données créée par le projet permettra de développer des solutions d’IA permettant notamment :
- de « quantifier rapidement et de façon automatique l’étendue et la sévérité des lésions » ;
- d’orienter la prise en charge des patients ;
- d’évaluer l’efficacité des traitements mis en œuvre.
Elle devrait également permettre d’« évaluer l’apport de l’intelligence artificielle dans le diagnostic et l’évaluation du pronostic ».
Les données analysées proviennent de plusieurs hôpitaux publics parisiens, ainsi que de Rennes, Lyon et Strasbourg, et constitueront « une base de données sans précédent sur le Covid-19 », affirme l’AP-HP dans son communiqué.
Le projet STOIC est également soutenu par le mécénat de plusieurs sociétés et fondations, « toutes mobilisées par l’urgence sanitaire » : Innothera, GuerbetGuerbet, la Fondation Centrale SupélecCentrale Supelec, la Fondation de l’AP-HP pour la Recherche
