Covid-19 : les pharmaciens d’officine autorisés à réaliser des actes de télésoin (arrêté)
Paris - Publié le mardi 19 mai 2020 à 13 h 17 - n° 10975 « Les pharmaciens d’officine peuvent réaliser à distance par télésoin des actions d’accompagnement des patients » ainsi que « des bilans partagés de médication ». C’est ce qu’énonce un arrêté du 18 mai 2020 publié au Journal officielJournal OfficielJournal Officiel (JO) du 19 mai, précisant que ces professionnels sont « autorisés à facturer à l'Assurance maladieCaisse nationale d’assurance maladie les honoraires correspondant aux actions réalisées ». Conformément à l’arrêté du 23 mars 2020 que modifie ce texte, « ces mesures sont applicables jusqu'à la fin de l'état d’urgence sanitaire », est-il indiqué.Dans l’arrêté du 18 mai sont parallèlement livrées :
• la liste des actes d’orthoptie qui peuvent être réalisées à distance par télésoin à condition que ce soit « par vidéotransmission » ;
• la liste des actes de pédicurie-podologie qui peuvent être réalisées à distance par télésoin à condition que ce soit « par vidéotransmission » ;
• la liste des catégories de patients diabétiques éligibles à un projet de télésurveillance « par dérogation au cahier des charges » défini en 2018.
Modalités de réalisation d’actes de télésoin par des pharmaciens d’officine
Il est indiqué dans l’arrêté du 18 mai 2020 que les pharmaciens d’officine peuvent réaliser à distance par télésoin :
- des actions d’accompagnement des patients sous traitement anticoagulant oral par anticoagulants oraux directs ou par antivitamines K , et des patients sous antiasthmatiques par corticoïdes inhalés ;
- des bilans partagés de médication.
Il est précisé dans le texte que « la pertinence du recours au télésoin est déterminée par le pharmacien », que ces actions de télésoin « sont réalisées par vidéotransmission » et « conditionnées à la réalisation préalable, en présence du patient, d’un premier entretien de bilan de médication ou entretien d’accompagnement d’un patient atteint d’une pathologie chronique par le pharmacien ». Enfin, « pour les patients présentant une perte d’autonomie, la présence d’un aidant est requise ».
