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Relance post-Covid : Tech in France et Syntec demandent d’accélérer sur l’interop et la télémédecine

Paris - Publié le jeudi 14 mai 2020 à 15 h 57 - n° 10952 « Accélérer la transformation numérique de la santé en France après la crise Covid-19. » C’est ce que demandent Tech in FranceTech in FranceTech in France (association professionnelle représentant les éditeurs de logiciels et solutions internet) et Syntec NumériqueSyntec NumériqueSyntec Numérique (syndicat professionnel de l’écosystème numérique français) dans leurs 75 propositions conjointes publiées le 7 mai 2020 dans le cadre d’une sollicitation de la Direction générale des entreprisesDirection Générale des Entreprises (DGE) de Bercy « afin d’accompagner les travaux du Gouvernement et de l’administration sur le plan de relance de l’économie ».

« Cette crise a mis en lumière l’importance du numérique en santé », affirment les deux organisations, estimant qu'« il est donc nécessaire de mettre à profit la période de réflexion qui s’ouvre pour tirer les enseignements de [sa] gestion » et « améliorer durablement l’organisation et le fonctionnement du système de soins en s’appuyant sur le numérique,ses acteurs et leurs solutions ».

L’association et le syndicat distinguent dans leur rapport les 6 priorités suivantes :

• accélérer l’urbanisation des SISISystème d’Information de santé ;
• améliorer l’interopérabilité pour le partage des données de santé ;
• pérenniser les nouveaux usages de la télémédecine  ;
• enclencher la transformation numérique du secteur médico-social  ;
• promouvoir le développement de la health tech  ;
• accélérer l’intégration des outils numérique aux essais cliniques.
© Tech in France/ Syntec numérique
© Tech in France/ Syntec numérique

Le secteur appelle à accélérer le déploiement du numérique en santé sur la base de services socles

Plusieurs organisations syndicales et professionnelles « affirment l’impérieuse nécessité d’accélérer le déploiement du numérique en santé en France en se référant à des règles communes édictées par l’État et en prenant appui sur des services socles régaliens portés par des plateformes d’État…
Actualité n° 10933 • 11/05/20 à 16:51

Covid-19/2e baromètre Syntec : une baisse de CA mais le secteur numérique anticipe une accélération

« Durement touché par la crise Covid-19[, le secteur du numérique] anticipe une baisse de chiffre d’affaires [de 25 % en moyenne] sur le deuxième trimestre 2020 », observe l’organisation professionnelle Syntec Numérique dans le communiqué de présentation de son 2e baromètre Covid-19, daté du 30…
Actualité n° 10927 • 07/05/20 à 10:09

Pacte productif 2025 : le secteur du numérique demande l’accès aux données et aux marchés publics

« Le développement de solutions innovantes par les entreprises suppose de créer les conditions d’une économie de la donnée. » C’est ce qu’affirment les organisations professionnelles Syntec Numérique, France Digitale et Tech In France dans leur contribution au « Pacte productif 2025 » remise au…
Actualité n° 9496 • 26/09/19 à 17:18

Urbanisation des SI de santé

« Si les professionnels de santé se sont organisés pour coopérer sur le territoire à améliorer [car il] se fait principalement manuellement [et] ne permet pas au patient une bonne appréhension de son parcours de soins », estiment Tech in France et Syntec.

Sur la base de ce constat, les deux organisations émettent les recommandations suivantes :

  • accélérer et faciliter l’usage de l’identifiant national de santé (INS) ;
  • développer une coordination patient entre ville, médico-social et hôpital, en accélérant la mise en œuvre de l’Espace Numérique de Santé  ;
  • accroître la place du DMP pour interconnecter les systèmes régionaux et locaux ;
  • définir dans les meilleurs délais le contenu du « bouquet de services » numérique pour les professionnels de santé déjà prévu dans la feuille de route numérique en santé
  • veiller à l’équilibre entre les acteurs publics (en charge des orientations générales, de la vision politique, des dispositifs fondamentaux et communs) et les acteurs économiques (responsables de la production, de l’accompagnement et de la maintenance des services à valeur ajoutée) dans l’urbanisation des SI de santé ;
  • alléger la charge administrative des structures de santé par une simplification et une optimisation des processus de gestion, le renforcement et la sécurisation des systèmes d’information les supportant ;
  • accompagner la modernisation du processus de facturation  ;
  • faire levier sur le dispositif « article 51 » pour accélérer les projets en cours.

Données de santé : financer l’interopérabilité

« Les données de santé ne circulent pas de façon fluide entre (et parfois même encore au sein des) établissements de santé, professionnels de santé libéraux, ARSARSAgence régionale de santé, etc.[, alors même que les données] relatives à l’identification et au suivi des cas, au traçage, à la prévention [sont apparues] nécessaires pour une prise de décision rationnelle lors de la crise  », observent les deux organisations.

Elle en conséquence de « tirer parti des données de santé pour améliorer le pilotage du système de Soins », c’est-à-dire :

  • de renforcer les travaux sur l’interopérabilité et son opposabilité ;
  • de changer de paradigme : il faut pouvoir chercher ce dont on a besoin et non pas attendre que les données soient transmises. « La généralisation du protocole FHIRFHIRFast Healthcare Interoperability Resources pourrait aider », notent Tech in France et Syntec ;
  • d’accompagner financièrement industriels et établissements dans la mise en oeuvre du cadre d’interopérabilité, avec « une somme supérieure à celle de Hop’enHop’ENhôpital numérique ouvert sur son environnement » (420 M€).
  • de sécuriser et optimiser la chaîne logistique dans les établissements « en s’appuyant notamment sur les outils numériques de modélisation et de simulation » ;
  • d’accompagner financièrement établissements et les professionnels de santé libéraux dans la sécurisation de leurs SI.

Télémédecine : pérenniser les usages

La télémédecine « a prouvé ces dernières semaines qu’elle pourrait être un formidable outil pour mieux organiser les prises en charge  », avec plus d’efficacité et d’efficience à terme notamment pour les pathologies chroniques ou pour « les personnes isolées ou habitant dans des zones de sous-densité médicale », relèvent Tech in France et Syntec Numérique.

Ils demandent en conséquence :

  • de dérenniser les adaptations réglementaires engagées durant la crise et généraliser la prise en charge de ces pratiques afin de répondre aux usages qui se sont développés ;
  • d’accompagner financièrement les professionnels de santé pour qu’ils puissent s’équiper de solutions de télémédecine sécurisées et interopérables ;
  • d’accélérer le référencement au sein de l’Espace numérique de santé et du Bouquet de services des services numériques de télémédecine, après que la crise a illustré la capacité des fournisseurs et des pouvoirs publics, à référencer dans un délai très court l’ensemble des outils existants.

 Médico-social : engager la transformation

La crise sanitaire « a fait ressortir la fragilité des EhpadEhpadEtablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantess[, avec notamment] une remontée d’informations largement manuelle du fait du grand déficit d’informatisation de ces structures[, ce qui] contraint le travail des professionnels de santé et ne permet pas à la puissance publique les nécessaires remontées d’information », observent l’association et le syndicat.

Ceci amène les émettre à émettre 3 recommandations :

  • définir contenu et calendrier d’un grand plan pour faire entrer les Ehpads dans le système d’information santé social, comme prévu par la loi Ma santé 2022 ;
  • inclure les établissements gérant le handicap ;
  • doter ce plan d’une enveloppe de 500 M€.

Health tech : pour un « plan Marshall »

Afin de permettre à la health tech de se développer sur le plan national et européen, les professionnels du secteur numérique émettent 5 propositions :

  • fixer des objectifs d’investissement dans le numérique dans les établissements de santé, pour, à horizon de 5 ans, atteindre les 3 % dédiés aux services informatiques ;
  • lancer un plan « Marshall » du numérique en santé pour permettre le financement de cette ambition ;
  • renforcer le financement des entreprises health tech au-delà de l’amorçage et accélérer les procédures d’accès au marché (marquage CE, remboursement, etc.) ;
  • favoriser la collaboration du numérique avec la recherche, les associations de patients et les industries de santé (médicament, dispositif médical) notamment via des programmes thématiques dédiés ;
  • flécher des investissements du prochain PIAPIAProgramme d'investissement d'avenir sur la filière numérique en santé

Essais cliniques : accélérer l’intégration du numérique

Tech in France et Syntec Numérique recommandent enfin dans leur rapport de travailler avec les investigateurs et les promoteurs d’études cliniques à une plus grande intégration des outils numériques dans la constitution des essais et études cliniques

Ils soulignent que le numérique est un facteur d’accélération, « qu’il s’agisse de constitution de cohortes, de facilitation de la participation aux essais cliniques à distance, de modélisation in silico des pathologies, ou encore de modélisation de l’action des nouvelles molécules thérapeutiques ».

Tech in France
Fiche n° 3361, créée le 26/09/19 à 03:51 - MàJ le 14/05/20 à 15:00

Tech in France

Créée en 2005, TECH IN France est une association professionnelle de loi 1901 qui a pour but de rassembler et de représenter les éditeurs de logiciels et solutions internet en France. Elle s’est donné pour mission de mener une réflexion permanente sur l’évolution de l’industrie numérique et promouvoir l’attractivité du secteur
Porte-parole de l’industrie numérique, TECH IN France compte 400 entreprises adhérentes.he.


  • Catégorie : Industrie


Syntec Numérique
Fiche n° 301, créée le 11/04/16 à 12:21 - MàJ le 25/05/16 à 10:55

Syntec Numérique

• Créé en 1970 sous le nom Syntec informatique, pour devenir Syntec Numérique en 2010
• Président : Godefroy de Bentzmann
• 1er syndicat professionnel de l’écosystème numérique français
• Regroupe plus de 1 800 entreprises qui réalisent 80 % du chiffre d’affaires total du secteur (plus de 50Md€ de chiffre d’affaires, 427 000 employés)


  • Catégorie : Autre
  • Effectif : De 10 à 49
  • Zone(s) d'activité : France



Syntec Numérique
148 Boulevard Haussmann
75008 Paris - FRANCE
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