Covid19 : 9 organisations forment l'équipe chargée de concevoir l’appli de tracking StopCovid
Paris - Publié le lundi 27 avril 2020 à 14 h 36 - n° 10871 « L'InriaInriaInria, l'AnssiAgence nationale de la sécurité des systèmes d’informationAgence nationale de la sécurité des systèmes d’information, CapgeminiCapgeminiCapgemini, Dassault SystèmesDassault SystèmesDassault Systèmes, l'InsermInsermInserm, Lunabee Studio, OrangeOrangeOrange, Santé Publique FranceSanté publique FranceSanté publique France et WithingsWithingsWithings créent l’équipe-projet StopCovid [afin de] structurer et [de] renforcer leur contribution au projet gouvernemental de mise en place d’une application mobile de contact tracing ». Cette initiative est annoncée par les 9 partenaires (organisations publiques et privées agissant à titre gracieux) dans un communiqué daté du 26 avril 2020 : l’application est présentée comme « un outil numérique complémentaire d’aide à la gestion de la crise sanitaire contre le Covid-19 ».Mené sous la supervision de l’État, le projet « donne lieu à des interactions régulières avec les autorités de contrôle indépendantes », dont la CnilCommission Nationale de l’Informatique et des Libertés, et associe la Direction interministérielle du NumériqueDirection interministérielle du NumériqueDirection interministérielle du Numérique (Dinum), est-il précisé. Il est engagé « en liens étroits » avec les équipes nationales « développant des applications comparables » en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Italie, en Espagne et en Norvège, « sur la base d’approches comparables et garantissant l’interopérabilité ». Le projet en est actuellement à la phase de construction d’un prototype.
Un projet transparent, temporaire, complémentaire, attentif au droit des données et à la souveraineté
Les partenaires du projet StopCovid indiquent que ce dernier « repose sur 5 fondements », à savoir :
- l’inscription de l’application StopCovid dans la stratégie globale de gestion de la crise sanitaire et de suivi épidémiologique. StopCovid est une brique complémentaire qui fournit aux acteurs de la santé publique un outil d’aide à la décision pour la phase de déconfinement ;
- le strict respect du cadre de protection des données et de la vie privée au niveau national et européen, tel que défini notamment par la loi française et le RGPDRGPDRèglement Général relatif à la Protection des Données ainsi que la boîte à outils (« toolbox ») récemment définie par la Commission européenneCommission européenne sur les applications de suivi de proximité ;
- la transparence, qui passe notamment par la diffusion, sous une licence open source (libre accès), des travaux spécifiques menés dans le cadre du projet, avec pour objectif d’apporter toutes les garanties en matière de contrôles par la société : « transparence des algorithmes, code ouvert, interopérabilité, auditabilité, sécurité et réversibilité des solutions ». Ainsi, cette solution pourrait proposer des briques de base exploitables par tous les pays qui le souhaiteraient ;
- le respect des principes de souveraineté numérique du système de santé publique : maîtrise des choix de santé par la société française et européenne, protection et structuration du patrimoine des données de santé pour guider la réponse à l’épidémie et accélérer la recherche médicale ;
- le caractère temporaire du projet, dont la durée de vie correspondra, s’il est déployé, à la durée de gestion de l’épidémie de Covid-19.
Un rôle attribué à chaque partenaire
Les responsabilités relatives au projet sont réparties de la manière suivante :
- Inria : coordination et protocole de transmission, privacy-by-design ;
- Anssi : cybersécurité ;
- Capgemini : architecture et développement back-end (terme qui désigne un étage de sortie d’un logiciel devant produire un résultat) ;
- Dassault Systèmes : infrastructure souveraine de données qualifiée SecNumCloud ;
- Inserm : modèles de santé ;
- Lunabee Studio : développement des applications mobiles ;
- Orange : diffusion de l’application et interopérabilité ;
- Santé Publique France : insertion et articulation de l’application dans la stratégie globale de détection et suivi des contacts (« contact tracing ») ;
- Withings : objets connectés.
Un écosystème de contributeurs au projet
L'« écosystème des contributeurs de StopCovid » rassemble des organisations ou personnes physiques qui « ont manifesté leur volonté de participer au projet », par la participation à des groupes d’experts techniques, à des groupes de réflexion, par la mise à disposition de codes open source, par le partage de retours d’expériences sur des solutions comparables, ou par la participation aux expérimentations de terrain, indiquent les partenaires du projet.
Cet écosystème se compose des personnalités et organisations suivantes :
- 1. personnes physiques :
- Frédéric Arnoux et Benjamin Duban, cofondateurs et dirigeants de Stim, société de conseil en management de l’innovation ;
- Thomas Chappuis, consultant en innovation (cabinet Balthazar) ;
- Gabriel Hubert (société AlanAlan) ;
- Jules Leclerc, webdesigner ;
- Daniel Marhély, cofondateur de Deezer ;
- Sylvain Chaillou.
- 2. organisations :
- Aadis ;Accenture
- AccentureAccenture/octo ;Atos
- AtosAtos ;
- Bertin ;
- BforCure ;
- Bloom ;
- Coalition Networks ;
- C4Diagnostics ;
- Enalees ;
- Intersec ;Sêmeia
- LifenSêmeia ;
- NamR ;Sêmeia
- SemeiaSêmeia ;Sia Partners
- SIA PartnersSia Partners ;Sopra Steria
- Sopra SteriaSopra Steria ;Thales
- ThalesThales.
