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Covid-19 et télémédecine : Nicolas Revel (Cnam) souhaite capitaliser sur les acquis de la crise

Paris - Publié le jeudi 16 avril 2020 à 11 h 48 - n° 10802 « Au travers de cette crise, nous sommes en train d’atteindre l’objectif que nous nous étions fixé, qui est que la téléconsultation se développe en France non pas en étant l’affaire de quelques médecins qui se spécialiseraient dans des prises en charge à distance pour des patients nomades mais que ce soit bien intégré dans la pratique professionnelle du plus grand nombre de médecins dans le suivi des patients qui sont les leurs. » Il s’agit du constat établi par le directeur général de la CnamCaisse nationale d’assurance maladie Nicolas RevelNicolas RevelNicolas Revel, interrogé lors de son audition par la commission des Affaires sociales du SénatSénatSénat, réalisée en visioconférence le 15 avril 2020. « Il y a la un gain sur lequel nous entendons capitaliser pour faire en sorte que la téléconsultation se développe » conclut-il,  estimant que la France « est aujourd’hui le pays du monde qui est le plus en avance dans la pratique de la télémédecine et de la téléconsultation ».

Le développement de la téléconsultation depuis le début de la crise du Covid-19 est « spectaculaire », souligne Nicolas Revel.  De «  40 000 téléconsultations sur l’ensemble du mois de février  », nous sommes passés à «  1 million  de téléconsultations [sur] l’avant dernière semaine », note-t-il. Pour rappel, l’Assurance maladie a tweeté le 7 avril le chiffre de 935 746 téléconsultations prises en charge du 30 mars au 5 avril soit « soit un peu moins du double de la semaine précédente ».

Le patron de la Cnam souligne que 85 % de ces actes ont été réalisés « entre un patient et un médecin qui connaissait ce patient » et que  «  30 000 médecins généralistes » ( un chiffre qui « date d’il y a 8 jours ») pratiquent la téléconsultation « de manière maintenant régulière avec leur propre patientèle ». Il en déduit que ce « développement très fort » s’est réalisé « dans les règles (…) posées dans le cadre de l’avenant 6, et pas dans un contournement des règles du parcours et de la bonne prise en charge ».
© Linkedin
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Des ajustements à pérenniser pour le télésoin, pas pour la télémédecine

Les actes de télésoin ouverts aux professionnels paramédicaux auront « vocation à s’inscrire dans un cadre pérenne »

Les actes de télésoin ouverts aux orthophonistes ou aux masseurs kinésithérapeuthes et autres professionnels paramédicaux auront « vocation à s’inscrire dans un cadre pérenne », annonce Nicolas Revel, « même s’il faudra passer chaque fois par une évaluation préalable de la HASHaute Autorité de Santé pour permettre d’inscrire l’acte de manière conforme a ce que sont nos procédures ».  

Pour les actes hors parcours, il s’agissait « d’anticiper » le fait que la médecine de ville et de 1er recours serait débordée

Il n’est pas envisagé en revanche de « pérenniser » les autres « ajustements » consentis dans le cadre de la crise du Covid-19, indique le directeur général de la Cnam. Pour les actes hors parcours, il s’agissait « d’anticiper » le fait que « la médecine de ville  et de premier recours » serait « débordée  par le Covid19 » et donc de « rendre possible un accès simplifié y compris auprès des médecins qui ne nous connaissent pas », ajoute-t-il.

La prise en charge à 100 % (au lieu de 70 %) des téléconsultations par l’Assurance maladie vise dans le même esprit à « favoriser la facturation, pour des patients qui téléconsultaient pour la première fois, le médecin n’ayant pas d’éléments d’identification nécessaires pour facturer », explique Nicolas Revel. « Il n’est pas évident de considérer qu’une téléconsultation doit être prise en charge à 100 % parce que c’est une téléconsultation, je ne vois pas le sens que cela aurait », note le patron de l’Assurance maladie.

La téléconsultation par téléphone, une exception permise dans le cadre de la crise

La téléconsultation par téléphone a été autorisée « pour des questions d’équipement » des patients âgées et/ou en ALD, « nous l’avons fait vraiment dans le cade de la crise » car on ne peut durablement « mettre un signe égal »  entre « une consultation présentielle , une téléconsultation par visio et une simple appel téléphonique », explique-t-il. 

Nicolas Revel
Fiche n° 779, créée le 27/06/16 à 14:35 - MàJ le 16/07/20 à 15:34

Nicolas Revel



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Juin 2020 Aujourd'hui
Caisse nationale d'assurance maladie
Directeur général Mars 2014 à Juillet 2020
Mars 2014 Juillet 2020
Présidence de la République
Secrétaire général adjoint de la Présidence de la République Mai 2012 à Novembre 2014
Mai 2012 Novembre 2014
Mairie de Paris
Directeur du Cabinet à la Mairie de Paris 2008 à 2012
2008 2012
ENA
Diplômé de l'ENA 1993
- 1993

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