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Covid-19 : la téléconsultation possible sous condition dans le cadre des IVG médicamenteuses

Paris - Publié le mardi 7 avril 2020 à 10 h 23 - n° 10754 « L’ensemble des consultations nécessaires aux IVGIVGInterruption volontaire de grossesse médicamenteuses pourront être réalisées sous forme de téléconsultations, si la femme le souhaite et le praticien l’estime possible », annoncent dans un communiqué publié le 3 avril 2020 les cabinets du ministre de la Santé Olivier VéranOlivier VéranOlivier Véran et de Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les Femmes et les Hommes et de la Lutte contre les Discriminations.

Les différents actes concernés sont les suivants :
• téléconsultation d’information et de remise des ordonnances ;
• consultation de prise du médicament qui stoppe la grossesse (antiprogestérone) : en cas de téléconsultation, la patiente pourra aller chercher le médicament en officine, en lien avec le médecin ou la sage-femme, le deuxième médicament (prostaglandine) devant être pris 36 à 48 heures après le premier ;
• téléconsultation de contrôle dans les 14 à 21 jours qui suivent.

Cette décision est prise en réponse à la crise sanitaire actuelle liée à la pandémie de Covid-19. Une situation qui « ne doit pas remettre en question nos valeurs les plus fondamentales : celles de l’émancipation des femmes et de leur droit à disposer de leur corps », insistent Olivier Véran et Marlène Schiappa, estimant que le système de santé doit s’adapter pour « prévenir les difficultés d’accès à l’IVG ».
La HAS doit rendre un avis sur le sujet cette semaine. - © D.R.
La HAS doit rendre un avis sur le sujet cette semaine. - © D.R.

Autres dispositions prises « pour assurer, dans le délai légal en vigueur, une réponse aux demandes d’IVG des femmes » :

  • le ministre des Solidarités et de la Santé a saisi « en urgence » la Haute autorité de santéHaute Autorité de Santé (HAS) afin d’émettre un avis sur la possibilité d’étendre le délai de réalisation des IVG médicamenteuses hors milieu hospitalier de 7 à 9 semaines d’aménorrhée :
    • l’avis de la HAS est attendu cette semaine « pour que l’ensemble de ces mesures rentrent en application dans les tout prochains jours, en liens avec les professionnels et acteurs concernés », est-il précisé (communiqué) ;
  • les ministres encouragent l’ensemble des médecins en ville et les sages-femmes libérales à s’engager dans le maintien des IVG médicamenteuses et demandent aux établissements de santé d’assurer la continuité des IVG instrumentales.

Pour les femmes et les professionnels qui souhaitent obtenir des informations sur les lieux de prise en charge disponibles, le Planning familial maintient son numéro vert (0800 08 11 11).

Fin
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