Covid-19 : Facebook détaille sa politique de lutte contre les fake news et pour une info fiable
Paris - Publié le lundi 3 février 2020 à 17 h 50 - n° 10327 Alors que les professionnels de santé du monde entier doivent redoubler d’efforts contre le coronavirus, FacebookFacebookFacebook « soutient leur travail (…) en limitant la propagation de désinformation et de contenus nocifs sur le virus » et en connectant les utilisateurs à « des informations utiles ». C’est ce qu’affirme Kang-Xing JinKang-Xing JinKang-Xing Jin, vice-président du groupe et responsable de ses activités santé, dans un article de blog daté du 30 janvier 2020 qui détaille les actions déployées par le groupe dans le contexte de l’épidémie.Health & Tech Intelligence revient sur les éléments clés de la politique mise en place par le groupe américain pour lutter contre les fake news mais aussi mieux valoriser l’information fiable, avec notamment une diffusion des directives de l'OMSOrganisation mondiale de la santéOrganisation mondiale de la santé par le biais de messages visibles au-dessus du fil d’actualité.
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Un partenariat avec les fact-checkers et les autorités sanitaires
Un « réseau mondial de vérificateurs externes » examine les contenus en circulation et « débusque les fausses informations » en rapport avec le coronavirus, affirme Kang-Xing Jin. Lorsqu’ils qualifient des informations comme « fausses », « nous limitons leur diffusion sur Facebook et Instagram et dirigeons les utilisateurs vers des informations exactes fournies par nos partenaires », complète-t-il. Nous envoyons également des notifications à ceux qui ont déjà partagé ou tentent de partager ce contenu pour les avertir. Nous réalisons des balayages [réguliers] pour trouver et supprimer autant de contenu que possible ».
Facebook se dit également prêt à supprimer « les contenus contenant de fausses allégations ou des théories du complot » que lui auront signalés les principales organisations mondiales en santé et les autorités sanitaires locales, dans la mesure où ces informations pourraient « causer du tort aux personnes qui les croiraient ». Le groupe présente cet engagement comme « une extension de [ses] politiques visant à supprimer les contenus capables de causer des dommages physiques ».
Facebook cite comme exemple des allégations « visant à dissuader de se soigner ou de prendre les précautions appropriées », ou promouvant « de faux remèdes ou méthodes de prévention » comme « l’eau de Javel pour guérir le coronavirus », ou encore des messages « créant la confusion sur les ressources de santé disponibles ».
Diffusion des informations jugées fiables :
Le vice-président affirme que son groupe a « collaboré étroitement avec les principales organisations en santé » pour rendre leurs informations « plus accessible pour les utilisateurs » de Facebook et Instagram :
- des messages visibles « au-dessus du fil d’actualité » sur Facebook diffuseront les directives de l’OMS ;
- lorsque les utilisateurs recherchent sur Facebook des informations sur le virus ou lorsqu’ils cliquent sur un hashtag Instagram relatif au virus, « une fenêtre pop-up éducative (…) contenant des informations fiables » s’affichera.
- Les autorités sanitaires bénéficieront de « crédits publicitaires gratuits » sur Facebook et sur Instagram pour « mener des campagnes d'éducation sur les coronavirus » dans les régions touchées.
Lutter contre l'épidémie par l’exploitation des données
Facebook ajoute que dans le cadre de son programme « Data for Good », il fournit aux chercheurs de l'École de santé publique de l’université d’Harvard et de l’université nationale Tsing Hua de Taïwan « des données de mobilité agrégées et anonymisées » et « des cartes de densité de population à haute résolution » capables d’affiner leurs « modèles de prévision de la propagation du virus ».
Le groupe aide également ses partenaires à comprendre « comment les utilisateurs parlent du problème » sur le réseau grâce à des outils comme CrowdTangle, de façon à ce que leurs efforts contre l'épidémie soient mieux dirigés.
« Ces actions ne sont pas encore toutes mises en œuvre », indique Kang-Xing Jin, prévoyant qu'« il faudra un certain temps pour les déployer [et les] intensifier ».
